Presse Editions Paraules

Culture. De la bonne lecture pour cette période de confinement.

L’Illa dels poètes, qui du 3 au 28 mars rendait hommage à Jordi Pere Cerdà, avait débuté avec la présentation de l’ouvrage bilingue Nos jardins, de Serge Bonnery et Jaume Saïs, traduit en catalan par Cristina Giner et Colette Planas.

Cet évènement qui affirme sa volonté d’implanter un festival de poésie à Ille, terre de poètes catalans, n’aura pas dépassé le mur du confinement. Le temps d’une sublime exposition photo signée Jaume Saïs, d’une soirée vendredi 6 mars avec Anna Serra et Julien Boutonnier, d’une nuit de la poésie très réussie samedi 7 mars. La soirée prévue le mardi 17 mars, avec Pere Figueres et Jordi Sales, qui devait présenter son recueil Cap al tard, a été annulée. Et tout ce qui suivait s’est effondré comme un Mikado. Notamment la soirée réservée à Charles Pennequin, qui aura lieu jeudi 10 septembre.

Les éditions Paraules qui ont mis sous presse cinq recueils de poésie et un livre, chacun tiré entre 200 et 300 exemplaires, sont financièrement engagées dans ce projet. Les présentations de Cap el Tard, Co-incidències de Christina Giner et Odile Marot, Corridas de Francesca Caruana, Versets nomades de Gabriel Groyer et Les chantiers de l’hiver, suivies d’une nouvelle Le pianiste s’appelle Jean-Paul, d’André Robèr sont remises. « La présentation des ouvrages aura lieu au dernier trimestre et à la réouverture des librairies pour lesquelles je travaille, explique André Robèr directeur des éditions Paraules. Pour l’ouvrage de Francesca Caruana. Nous allons réaliser un tirage de tête de 25 exemplaires, avec un dessin original de l’artiste. Ça va aider ».

Pas évident de rebondir pour un éditeur. La poésie a du mal à trouver son souffle, alors que c’est vraiment une lecture de confinement. « On va miser là-dessus. Peut-être que les gens ont envie de lire et d’acheter. Même moi j’ai le temps de lire ».Éditions Paraules 2, rue Julien Panchot à Ille-sur-Têt. Tél. 06 78 28 66 17.

LITTÉRATURE. Six « dones poetes », six voix, une langue. L’independant le 23 mars 2019

Lorsque les mondes de l’édition et de la poésie de langue catalane sont en connexion, ça donne une soirée extraordinaire où A. Aldrell, Estel Aguilar i Miró, Maité Barcons Reniu, Cristina Giner, Mariela Olive et Colette Planas ont sublimé la langue catalane. Elles ont aussi cosigné un recueil de poésie Aigües sempre vives, porté par les éditions Paraules et André Robèr. L’occasion de rendre un hommage appuyé à la poétesse illoise Simone Gay, décédée en 1969. « Nous devons remercier André Robèr de nous avoir donné cette opportunité. Il le fait par conviction, car c’est une langue minoritaire », soulignait Teresa Dalmau, présidente de la Casa Samsó. André Robèr, soutien indéfectible de cette langue catalane, organisateur de l’Illa dels poètes, dont il a planté les jalons cette année et qui a rassemblé au-delà des frontières. « Il y a eu du monde et on n’a pas à rougir par rapport à d’autres festivals. On a fait cette démarche. Reste à savoir ce que sera la deuxième édition », avançait-il.

La soirée s’est avérée riche, variée, avec plusieurs types de poésies : militante, intimiste, paysagère… Avec une phonétique différente, des accents divers, ceux du país valencian, du Maresme et de Catalogne nord. Un catalan compréhensible, avec une seule envie : transmettre cette langue. « Le but est d’aider à faire en sorte que les gens se réapproprient l’écrit en langue catalane. Et ce genre de poésie est à la portée de tout le monde. Le public peut se l’approprier », expliquait Teresa Dalmau.

Et les soutiens arrivent pour étayer la poésie de langue catalane, puisque dans le cadre de l’année Simone Gay, Josep Puigbert, directeur de la Casa de la Generalitat de Catalunya, sera à Ille, accompagné d’Irène Munoz et Miquela Valls, ce matin à 11 h, à La Catalane, pour lancer l’année Simone Gay.